Mexique : Palenque et Agua Azul

Quelques jours après notre arrivée à Mexico City, épuisés par l'effervescence de la mégalopole, nous mettons le cap sur Palenque, Chipas, Mexique.
Nous avons choisi cette halte sur le chemin des Caraïbes afin de suivre les pas des mayas et, dans un tout autre registre, ceux de Nicolas Hulot qui, dans un numéro d'Ushuïa, nous avait conquis avec un reportage sur le site d'Agua Azul.

Nous voilà donc embarqués dans un de ces nombreux bus qui verront quelques unes de nos nuits en Amérique Centrale. Il faut dire que le bus est, au Mexique, un moyen de transport plus qu'intéressant : les bus y sont confortables, les trajets directs et le prix intéressants. Ce que nous n'avions pas encore mesuré est la gradiosité du pays, et donc les distances. Nous embarquons donc pour 13h05 de bus à travers le Mexique, destination le Chiapas.

A Palenque, nous logeons en pleine nature, dans un bungalow rudimentaire perdu au beau milieu du Parc National de Palenque, à quelques centaines de mètres seulement des ruines de nos ancêtres mayas.
Après l'agitation de Mexico City, le calme de cette région nous conquit tout de suite. Nous partons à la découverte des environs de notre lieu de séjour, explorant la forêt et toutes ces espèces que (depuis !) nous avons appris à apprécier : fourmis (noires, rouges, et autres sortes indéfinissables), araignées (petites, grandes et... maintenant, Carol n'a même plus peur des araignées !), singes, et autres curieux animaux que, même aujourd'hui, nous n'avons pas encore réussi à identifier !

Passé l'épisode de "la promenade à travers la jungle", nous avons bien sûr profité de ces quelques jours pour visiter nos premières cités mayas, celle de Palenque ayant été inscrite au Patrimoine Mondial de l'Unesco en 1987.
Le nom maya de la cité est Lakam Ha, qui signifie « Grandes eaux », en référence aux nombreuses sources et cascades que l'on peut trouver à travers la ville. La cité était déjà abandonnée lors de la conquête du Mexique au XVIe siècle. Un missionnaire, Fray Pedro Lorenzo de la Nada fonda Palenque en 1567. À cette époque, l'endroit était connu des Mayas Chol sous le nom de Otolum, ou « Terre des maisons fortes ». De la Nada traduisit ceci en espagnol par Palenque qui signifie « fortification, palissade » pour la ville (Santo Domingo de Palenque) qui fut construite à proximité. Une autre théorie concernant l'origine du mot Palenque fait état du nom maya bahlam kin (jaguar soleil) qui aurait pu indiquer l'endroit où le Soleil plongeait dans l'inframonde, le royaume du jaguar.
J'avoue que nous nous sommes soudain passionnés pour cet épisode de l'histoire. Alors que nous étions dans l'enceinte de la cité, face à chacun des monuments, nous tentions de visualiser des scènes de vie de ces peuples : palais, pyramide des inscriptions, temples, jeu de pelote, chacun des édifices nous projetant des milliers d'années en arrière.
On estime que les Mayas fondèrent la cité au Préclassique (2 500 av. J.-C. – 300 ap. J.-C.), vers 100 av. J.-C. C’était alors un petit village principalement agricole. La conservation et la restauration des édifices présents sur le site permettent, malgré son âge, d'en apprécier la richesse et la splendeur. Et dire que ces peuples ont prédit la fin du monde le 26 décembre 2012...

Plus d'infos sur la cité maya de Palenque sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Palenque

Une fois la Cité maya redécouverte, et notre culture enrichie de quelques épisodes historiques supplémentaires nous avons, comme nous en rêvions, mis le cap pour une belle journée sur le site d'Agua Azul, à environ 70 kms de Palenque.
Une succession de bassins nous attendaient, d'une couleur assez particulière, donnant véritablement à ce site une ambiance particulière.
Il est des merveilles de la nature que nos yeux ne cessent d'admirer. Nicolas Hulot nous avait prévenu : la beauté du site ne peut laisser personne indifférent.

 

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