Niouzeletter juin 2011. En quête de notre paradis. El Nido, Palawan, Philippines

Palawan est l'une de ces 7107 iles des Philippines, entourée de plages de sable blanc et, en son fort intérieur, de merveilles naturelles éblouissantes. 

Palawan, une destination en perpétuel développement touristique où nous avons eu la chance de découvrir quelques uns de ces fantastiques paysages, digne de toute carte postale idyllique ou décor de film.

L’endroit où nous avons « posé nos valises » pendant plusieurs semaines s’appelle El Nido, petit paradis terrestre, connu en France pour avoir été le cadre de tournage de la saison 7 de l’émission de télé-réalité célèbre : Koh lanta.

A l'origine, El Nido était un village Tagbanwa appelé « Talindak ». En 1890, les Espagnols l'ont rebaptisée Bacuit.

Aujourd’hui, Bacuit, c’est le nom de l’archipel de 45 îles bordant les côtes d’El Nido, paysages incroyables de falaises tombantes et de plages de sable blanc.

 

En 1954, la ville a finalement pris son nom actuel, El Nido, après que des nids comestibles de salanganes, sorte de martinet, furent trouvés dans les anfractuosités de ses falaises de calcaire. Ces nids, "nido" en espagnol, principal ingrédient pour "la soupe aux nids d'hirondelles", sont vendus aux environs de 3000$ le kg, ce qui explique que, malheureusement, aujourd’hui, ces nids se font de plus en plus rare.

En 1984, le gouvernement philippin a fait d'El Nido un sanctuaire pour les tortues et le reste de la baie de Bacuit, incluant les îles et îlots, a l’a déclaré réserve marine en 1991. Aujourd’hui, toute la baie est une zone protégée.

Cela n’excluant pas l’essor touristique, El Nido commence à prendre des allures de petite station balnéaire, surtout depuis 2 ans, où les investisseurs étrangers ont été conquis par le lieu, le côté encore sauvage et, surtout, les 27% de développement touristique annuel.

Amoureux de la nature que nous sommes, plongeurs passionnés que nous sommes devenus et en quête de l’endroit idéal pour allier notre vie professionnelle à notre passion, nous avons, nous aussi, été conquis par ce bel endroit qu’est El Nido.

6 mai 2011. Nous voilà arrivés à bon port, El Nido est toujours aussi charmant que nous l’avions découvert en mars.

Nous posons nos valises temporairement dans un petit bungalow, et partons à la recherche de ce qui nous servira de toit pendant ces quelques semaines.

Le gros avantage aux Philippines, c’est que l’anglais y est parlé couramment par tous ceux qui ont été instruits, la langue étant une matière obligatoire à l’école dès le plus jeune âge. Arpentant les petites ruelles, nous voici en quête de notre « bungalow for rent, for a long term, and, if possible, with a kitchen ». Cette phrase, nous la prononcerons certainement près d’une centaine de fois, visitant et revisitant des hébergements, certains que nous qualifieront de « surcotés », d’autres de « normaux mais on va en voir d’autres au cas où », d’autres encore qui nous ont attristés, comme cette chambre que voulait nous louer cette famille aux allures démunie, nous comprendrons que c’est la chambre de leurs enfants et, pour la cuisine « you can use our kitchen », nous ont t’il dit, presque supplié de louer cette dernière, le loyer étant dérisoire, l’espace alloué aussi.

 

 

Nous avons finalement rencontré Novie, son époux Boboy et leur charmante progéniture et avons aménagé, 2 jours après notre arrivée dans un charmant bungalow : 2 pièces, une (vraie) salle de bains, une belle terrasse aux allures de serre d’orchidées et une cuisine en plein air, que nous partagerons avec Novie’s family !

 

Les quelques semaines passées en leur compagnie ont été plus qu’un bonheur : le sourire et l’amabilité filipina habituelle liés à une complicité merveilleuse entre Novie, Princess, leur unique fillette de 9 ans et moi-même. Novie m’apprendra à acheter au marché, à cuisiner le pancit-bihon, l’un des plats traditionnels. Quant à moi, j’enseignerai là-quelques délices de notre si célèbre cuisine française… Mon plat préféré, la « ratatouille » est alors devenu « catatoy » prononcé par Princess qui est devenue une experte en cuisine française !

 

Au-delà du bungalow « for rent », rappelons nous que nous sommes en « mission professionnelle d’investigation », à la recherche de ce qui sera demain notre centre de plongée et, accessoirement, notre petit coin de paradis !

Nous démarchons ardûment dès les premiers jours pour trouver « la » perle rare, celle que les étrangers déjà établis à El Nido auraient laissé passer... Nous rêvons d’un terrain sur la plage où construire notre petit centre de plongée, quelques bungalows et notre sympathique bar-tapas que nous imaginons les pieds dans le sable, servant de doux cocktails en fin de journée à nos plongeurs, enchantés de leur journée et… Bref, nous rêvons beaucoup… Donc nous cherchons, visitons, comprenons, nous démoralisons parfois, reprenons le moral en visitant une plage de rêve, inondée de végétation de toute sorte : bananiers, cocotiers, palmiers, coton ; plage de sable blanc, panorama exceptionnel. Le voilà notre endroit idéal !
Nous devons rencontrer le propriétaire quelques jours après…

 

Nous continuons parallèlement nos visites. Tout El Nido semble au courant que nous cherchons un terrain, nous recevons des appels, des messages, nous visitons, revisitons, comparons, et, peu à peu, apprenons à déceler « l’arnaque » ! Les étrangers nous mettent en garde : de nombreux biens sont vendus sauvagement, sans titre de propriété, sans droit d’exploiter une activité commerciale, parfois même un bien peut être vendu plusieurs fois ! A l’image de cette fabuleuse plage appelée « Seven Commandos » qui, nous dit on, s’est vendue 7 fois !!! Que sont devenus les 7 acquéreurs ? Et leur investissement ???

Nous sommes donc plus vigilants, plus « professionnels », plus regardants, plus difficiles pour les vendeurs-escrocs que nous croisons ça et là. Nous garderons toujours en mémoire notre rendez-vous avec cette australienne semblant venir d’un autre monde, vivant sur une ile isolée, qui a eu la décence de nous accueillir vêtue, ce qui, d’après les racontars est plutôt un privilège étant donné qu’elle prône son auto-naturisme sur son île ! Cette drôle de personne vend un bien plutôt charmant, un petit hôtel en bord de mer pourvu d’un restaurant en terrasse au charme inégalable. Nous imaginons construire le centre de plongée au rez de chaussée, cet endroit est notre 2ème coup de foudre ! Sa « propriétaire » nous demande de lui faire une offre. Nous apprenons alors que le bien n’a pas de titre de propriété, que celle qui nous demande de lui faire une offre est secrètement mariée (donc qu’il est nécessaire d’avoir l’aval de son mari philippin vivant en Australie !), que sa locataire a posé une option sur la vente et détient déjà une partie du capital, que…

Les « mauvaises » nouvelles se cumulent. Ce bien est une bien mauvaise affaire !

Enfin, nous apprenons que l’un des 4 centres de plongée d’El Nido serait à vendre. Son propriétaire, âgé, cèderait terrain, bâtiment, fonds de commerce pour… 3 fois le prix raisonnable ! Sans compter que le propriétaire se présentant comme tel n’est pas l’officiel propriétaire, qu’il est en litige avec une ancienne associée, que tout le centre est à refaire, que… bref…

Que vous dire de plus ?

Le terrain de nos rêves, sans titre, se vendra à plus de 1.5 millions d’euros… Certainement l’affaire d’un important groupe hôtelier.

La drôle d'australienne trouvera probablement un acquéreur pour son hôtel-restaurant non titré et le "propriétaire" du centre de plongée recevra incontestablement un acheteur assez fou pour investir 250000€ dans son centre de plongée….

Nous repartirons le 21 juin, après de nombreuses aventures, d’agréables rencontres, des amitiés nouées, de chaudes larmes versées à la veille du départ, des visages marqués à jamais dans nos coeurs, des souvenirs plein la tête et décidés à trouver notre joyau quelque part ailleurs dans le monde, quelque part où les « choses » sont plus simples et moins risquées, quelque part où, comme à El Nido, le développement touristique allié à la beauté des lieux et des fonds en fera L’Endroit où nous poserons définitivement nos valises !

Nous avons donc, fin juin, repris le chemin de la Thaïlande où nous passerons les 10 prochains mois. Nous sommes amoureux des Iles Similans, nous aurons la chance de côtoyer à nouveau toutes ces beautés marines et ces panoramas qui font de l’archipel un lieu extraordinaire…

Et puis, qui sait, peut-être certains d’entre vous nous rendrons visite cette année… Nous serons très heureux de vous accueillir et vous faire découvrir notre belle région située à 90 kms de Phuket mais aussi, dès le mois de novembre, de vous accueillir à bord du Nangmacha, notre bateau de croisière, totalement rénové cette année.

Retrouvez nos plus belles photos des Philippines mais aussi de Thaïlande et d’ailleurs sur notre site à la rubrique "Galerie photos".

Nous vous souhaitons un bel été, de belles vacances et vous donnons rendez-vous à la rentrée pour la nouvelle niouzeletter !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Carol et Jerome

 

 

PALAWAN EN VIDEO

 

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